Le premier ministre estonien cède au diktat migratoire de l’UE

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Jüri Ratas est Premier ministre de l’Estonie depuis le 23 novembre 2016. Il  vient d’accorder au site allemand Die Welt un entretien où il annonce que son pays doit remplir ses obligations en matière de quotas migratoire (imposés par la Commission européenne). Hasard ou non du calendrier, l’Estonie assumera dès juillet prochain la présidence du Conseil de l’Union européenne.

Lorsque le journaliste allemand lui demande ce qu’il pense des sanctions de l’UE à l’égard de la Pologne, de la République tchèque et de la Hongrie, qui ont annoncé qu’elles ne prendraient aucun migrant d’Italie ou de Grèce, voici sa réponse :

« Ces accords doivent être respectés. Si chaque pays fait ce qu’il veut, alors n’y a plus d’UE. La solidarité est très importante. L’Estonie a également pris des réfugiés en provenance de Turquie et de Grèce. »

Jüri Ratas, qui aura 39 ans en juillet prochain, est membre du Parti du Centre d’Estonie (EKE), dont l’idéologie est le social-libéralisme. On peut douter que cette volonté d’accueillir des migrants fasse l’unanimité dans ce petit pays balte d’à peine 1,3 millions d’habitant qui compte une forte minorité russe (350’000 personnes) mais pratiquement aucune population extra-européenne. Il est vrai que le pays n’est pas très attractif pour les migrants qui l’utilisent plutôt comme un pays de transit pour aller en Allemagne ou en Suède. Mais un remplacement de population à terme n’est pas à exclure étant donné le faible taux de fécondité du pays ainsi que le départ de ses ressortissants vers d’autres pays européens depuis 1990 (essentiellement pour des raisons de travail).

Cette soumission aux élites bruxelloises, contrairement aux pays d’Europe centrale, s’explique par une dépendance beaucoup plus forte à l’égard de l’OTAN et de l’UE qui agitent sans cesse une hypothétique menace russe pour maintenir les pays baltes dans leur giron.

 

Alimuddin Usmani

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Une jeune femme estonienne dans les rues de la capitale Tallinn

1 Comment on "Le premier ministre estonien cède au diktat migratoire de l’UE"

  1. Il a du toucher sa petite commission ce pseudopode

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