Mort de Chaïm Nissim

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La mort du militant écologiste genevois Chaïm Nissim a été annoncée aujourd’hui sur les réseaux sociaux par l’équipe de Noé21, une ONG dont il était le fondateur. 

Né en 1949 à Jérusalem, il avait émigré avec sa famille à Genève au milieu des années 50. Diplômé de l’EPFL en 1973, il était particulièrement actif dans les années suivantes dans le militantisme anti-nucléaire.

Il s’était illustré dans le combat contre la centrale nucléaire française de Creys-Malville. Il avait participé à plusieurs manifestations contre celle-ci et avait été arrêté à plusieurs reprises puis expulsé du territoire français. En 1982, il avait tiré 5 roquettes à charge creuse contre le chantier de la centrale nucléaire Superphénix. La police française n’avait jamais réussi à identifier les auteurs de l’attentat. C’est Chaïm Nissim lui-même qui a avoué, plus de 20 ans plus tard, y avoir participé. L’attentat n’avait pas fait de victimes et Superphénix avait fermé en 1998 après n’avoir fonctionné que 174 jours en dix ans de service.

D’après le journal Le Temps, un document exhumé en 1994 des archives des services secrets hongrois indiquait que l’opération avait été commanditée par le groupe d’Illitch Ramirez Sanchez, alias Carlos. En fait, Carlos semble avoir avant tout facilité l’opération. Terroriste pour les uns, combattant anti-impérialiste pour d’autres, Carlos purge actuellement une peine de prison à perpétuité en France.

Sur la page Facebook de son ONG, Noé21, on apprend que Chaïm Nissim avait hacké la National Security Agency des USA pour démontrer que les « preuves » de détention d’armes de destruction massive par l’Irak étaient sciemment fabriquées.

Chaïm Nissim  avait été élu en 1985 au Grand conseil du canton de Genève, sous les couleurs des Verts. Il avait conservé son mandat jusqu’en 2001.

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