L’Université de Soros pourrait bien être chassée de Budapest

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Fondée en 1991 à Budapest par le milliardaire américain George Soros, l’Université d’Europe centrale pourrait bien être contrainte de quitter la capitale hongroise. En effet, les députés hongrois ont voté une loi, le 4 avril dernier, interdisant aux universités non européennes de délivrer des diplômes sans accord bilatéral entre la Hongrie et leur pays d’origine.

Le gouvernement hongrois, qui lutte contre l’immigration clandestine en Europe, agit conformément à sa ligne de conduite et souhaite contrecarrer les plans d’un personnage qui a fait de l’immigration massive et incontrôlée son véritable cheval de bataille. De plus, le gouvernement hongrois accuse régulièrement George Soros de financer l’opposition dans le pays à travers certaines ONG libérales. Il serait parfaitement inconcevable de le laisser manoeuvrer en toute tranquillité à l’aide d’un institut universitaire, susceptible d’accroître son influence et de menacer le pouvoir en place.

George Soros avait également tenté d’implanter son institut privé en République tchèque. Cependant, l’ancien président tchèque Václav Klaus ne voyait pas d’un bon oeil les activités du milliardaire américain. Il avait contraint Soros à se rabattre sur Budapest.

Le 7 avril dernier, l’ancien président tchèque est revenu sur cet épisode pour le quotidien Lidovky.cz :

De quelle manière vous souvenez-vous des événements, entre les années 1990 et 1996, qui ont précédé le départ de l’Université d’Europe centrale de Prague?

C’était il y a très longtemps et je ne me souviens pas bien des détails. Toutefois, l’impression de base, c’est que je considérais, déjà à l’époque, le projet de Monsieur Soros, qui souhaitait bâtir la démocratie chez nous, comme un grand danger.  Je ne me suis pas opposé à sa fondation à Prague mais j’estimais que son université représentait un grand problème. Pourtant, il faut rappeler que personne n’a interdit l’université de Soros, il y a près de 20 ans. Le gouvernement tchèque, que je dirigeais, n’a fait que refuser d’accorder de vastes privilèges et concessions qu’elle réclamait et avec lesquels elle conditionnait son fonctionnement à Prague.  Les activités politiques ultérieures de George Soros et le financement d’institutions dans nombre de pays, ont confirmé que cette décision était la bonne.

Est-ce qu’à l’époque vous craigniez l’influence de Soros sur la politique tchèque, notamment à l’aide de son soutien à la « société civile »? 

Oui je la craignais et je la crains encore aujourd’hui. Son nom représente, selon moi, le symbole d’une désinterprétation totale du mot « société civile ». J’ai toujours souhaité une « société des citoyens » et j’ajouterais même une « société des citoyens libres ».  Soros ne la voulait pas et n’en veut pas. Il souhaite une société des élus, et riches de surcroît.

Comment percevez-vous les actions actuelles du Premier ministre hongrois Orban? Les comprenez-vous, les avez-vous anticipées? 

Je considère les actions du Premier ministre Orban comme courageuses, extrêmement nécessaires. Si seulement le gouvernement tchèque actuel pouvait en faire de même.

Propos traduits du tchèque par Alimuddin Usmani

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