Éditorial : Le piège du racialisme

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La petite fille blonde et souriante qui illustre cet article n’est pas Islandaise ou Norvégienne mais Pakistanaise. Elle fait partie de la tribu des Kalash, une tribu isolée vivant dans le nord du Pakistan et dont on dit qu’elle descend des troupes d’Alexandre le Grand. Les Kalash ne sont toutefois pas les seuls à posséder des traits europoïdes dans la région, on retrouve des personnes aux yeux bleus et à la peau claire jusqu’en Inde. C’est le résultat de l’invasion du sous-Continent indien par des populations aryennes, il y a plus de 2000 ans. Elles provenaient essentiellement de la région de la mer Caspienne et possédaient une morphologie proche de celle des Européens.

Leur apparence signifie-t-elle pour autant une proximité culturelle avec l’Europe? Ont-ils le droit de s’installer en Europe simplement grâce à cette apparence? Bien évidemment que non mais, d’après les racialistes purs et durs, on pourrait être tenté de croire le contraire. On en arrive à des situations grotesques où des Italiens du Sud ou des Espagnols, à la peau mate, qui possèdent un patrimoine génétique en partie hérité des pays arabes ou africains (L’Espagne a été sous domination maure pendant plus de 700 ans et la Sicile a même été un Emirat) estiment être légitimes pour représenter l’homme blanc en danger et font l’apologie de la beauté nordique de manière un peu niaise. En réalité, lorsqu’ils adoptent cette posture, ils se placent eux-mêmes en situation d’infériorité face à des personnes qui représentent un idéal morphologique, selon les critères qu’ils mettent en avant.

On peut bien évidemment estimer que l’Europe doit rester peuplée par une grande majorité de personnes qui ont des liens ethno-culturels avec le Continent ou même préférer esthétiquement la morphologie nordique, sans pour autant se faire traiter de raciste ou de xénophobe. Ce qui pose problème, c’est l’exclusivisme racial poussé à l’extrême et l’hostilité envers les personnes au faciès extra-européen, quoi qu’elles disent, quoi qu’elles fassent. Personne ne choisit son lieu de naissance et un individu peut avoir un sentiment d’appartenance à un continent en dépit de l’origine extra-continentale de ses parents. Par ailleurs, il ne faut pas confondre le métissage de circonstance qui survient de façon aléatoire et qui se comprend parfaitement, et le métissage forcé qui fait partie du projet politique d’une petite élite dont certains dirigeants l’accompagnent par un immigrationnisme forcené et nuisible. Celui-ci ne peut que créer des tensions horizontales au sein d’une Nation et il est légitime de le combattre.

Il n’y a pas plus Français qu’un personnage comme Alain Soral, son arbre généalogique en atteste. Il est débarrassé de tout complexe à ce niveau là et c’est aussi ce qui lui permet de tendre la main aux personnes de bonne volonté, quelles que soient leurs origines. Le projet de réconciliation nationale qu’il a mis en oeuvre est le seul projet politique sérieux et viable pour éviter une guerre civile dévastatrice. Regrouper les Français de souche et les Français de branche est un projet d’autant plus louable qu’il se heurte à des oppositions de toutes parts. Entre les racialistes intégraux qui interprètent, de façon parfaitement malhonnête, une main tendue mais ferme comme de la faiblesse ou de la soumission, et ceux qui hurlent au racisme et à la xénophobie dès qu’on souhaite reprendre le contrôle de l’immigration, ce projet de réconciliation possède de nombreux ennemis. Ceux-ci se trouvent en réalité au coeur du pouvoir et il est nécessaire de le reconquérir pour s’affranchir le plus longtemps possible de cette menace qui plane au dessus de nos têtes.

 

Alimuddin Usmani

 

 

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