Yves Nidegger associe une journaliste de la RTS à l’hystérie

Valérie Hauert présente l'émission "Forum" sur RTS La PremièreValérie Hauert présente l'émission "Forum" sur RTS La Première

Le 17 octobre dernier, la RTS a organisé un débat intitulé « Comment lutter contre le sexisme en politique? »Ce débat intervient suite aux témoignages de femmes politiques qui dénoncent des gestes déplacés, des avances, mais aussi des railleries sur leurs compétences. Ces femmes politiques semblent avoir été galvanisées par le contexte électoral américain et par les difficultés rencontrées par Trump suite à ses propos sur la gent féminine, pour lesquels il s’est excusé publiquement lors du deuxième débat face à Hillary Clinton.

Bizarrement, la passe d’arme la plus forte n’a pas eu lieu entre les invités, Yves Nidegger, conseiller national UDC genevois, et Lisa Mazzone, conseillère nationale verte genevoise. En habile dialecticien, le cadre de l’UDC a minimisé les propos de la députée Verte en lui demandant d’apporter des accusations plus précises et plus concrètes par rapport aux comportements sexistes qu’elle aurait rencontré dans son expérience de parlementaire. Incapable de répondre en fournissant le nom d’une personne qui aurait tenu des propos machistes ou déplacés à son égard, Lisa Mazzone a été moins combattive qu’à son habitude.

Le véritable moment de tension du débat a eu lieu vers la fin entre Yves Nidegger et la journaliste Valérie Hauert :

Valérie Hauert : Quand votre collègue de parti, Roger Köppel, UDC comme vous, estime que Simonetta Sommaruga, dans sa réforme sur la loi d’asile, je cite : « va chercher des jeunes hommes en Afrique », est-ce que là que vous n’estimez pas qu’il y a une forme de sexisme? 

Yves Nidegger : Non, j’estime qu’il y a une forme d’hystérie dans les propos que vous avez vous. A savoir qu’il lui reproche, par sa politique extrêmement attractive, de faire venir….La réalité de la migration africaine c’est que pour la plupart ce sont des hommes et que pour la plupart, ils sont jeunes. Si on veut y voir du sexisme là, il faut courir chez un psy, mais le problème c’est que ça va faire augmenter encore le trou de la Lamal.

Valérie Hauert : Bon, la façon de le dire est quand même fortement connotée, Yves Nidegger. Reconnaissez-le dans cette formulation. 

Yves Nidegger : Ecoutez, je commence à être un tout petit peu agacé par la vôtre, donc je vais finir par moi-même faire du Köppel. Cela fait un moment qu’on casse les pieds à nos auditeurs avec un sujet qui n’en est pas un. Je ne crois pas que je vais rester beaucoup plus longtemps dans ce studio.

Ultime pique du politicien à la journaliste : Bonne soirée! J’espère que vous me convoquerez à quelque chose de plus intéressant demain.

 

Alimuddin Usmani

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