Entretien avec Dominique Baettig sur le cas Haziza et sur la crise migratoire

DominiqueBaettig

Interview : Alimuddin Usmani

Le 7 mars dernier, les internautes ont pu découvrir que le journaliste de la LCP, Frédéric Haziza, avait agressé des journalistes d’Egalité&Réconciliation. Il est tout d’abord venu devant la caméra tout en vociférant qu’il ne souhaitait pas être filmé. Vous ne possédez évidemment pas tous les éléments concernant la personne de Frédéric Haziza, néanmoins est-il possible de dresser un diagnostic psychiatrique de son comportement ou bien de désigner le trouble mental qui est associé à un tel comportement?

J’ai pu voir sur le Net les images du comportement discourtois et agressif du journaliste Frédéric Haziza. Il est permis de se poser la question du pourquoi il a pu prendre le risque de perdre ses nerfs en public et se faire filmer en train d’agresser des confrères. Je n’aime pas utiliser mes connaissances de la psychologie et de la psychopathologie pour étiqueter mon prochain, lui coller une étiquette de malade mental ou le juger. L’argument psychiatrique a été utilisé autrefois pour neutraliser et envoyer à l’hôpital psychiatrique les dissidents du Système Soviétique(on se souvient de l’inénarrable diagnostic de schizophrénie antisoviétique) et aussi l’oligarchie libérale américaine qui a muselé, le considérant comme fou, le critique de l’usure bancaire Ezra Pound. Les systèmes de classification psychiatrique comme le DSM-V ou la CIM 10 ont tendance à surdiagnostiquer et considérer comme pathologique des comportements normaux de la vie de tous les jours, comme le deuil, la fin d’une relation amoureuse ou le stress professionnel. Tout en cédant au psychologiquement correct qui fait prendre de nombreuses précautions avec des minorités sexuelles par exemple. On voit se dessiner une tendance à pathologiser les esprits critiques et les dissidents d’aujourd’hui qui se trouvent définis comme des paranoïaques : méfiance, repérage d’intentions cachées hostiles, suspicion, interprétativité, complotisme. L’éthique professionnelle et politique interdit d’utiliser ses armes de discrimination massive contre un homme que je ne connais pas et dont je ne connais pas les motivations profondes.

Sans le juger sur le fond, je peux quand même essayer d’analyser son comportement. Avec la quasi certitude de la médiatisation de son comportement puéril hystérique et déplacé à l’encontre de collègues journalistes, comment oser prendre le risque de se donner en spectacle ? En psychologie, comme en politique aussi d’ailleurs, celui qui perd ses nerfs et ne maîtrise pas son comportement a perdu. Seule une diva du show business, un chef mafieux qui peuvent se permettre de menacer en public oseraient, et encore, prendre ce risque de dégât d’image. Pour en revenir à la psychologie de base, le comportement infantile de Monsieur Haziza fait plutôt penser à celui d’un enfant Roi qui sait qu’il pourra toujours se réfugier derrière Maman République ou Papa CRIF qui le défendront automatiquement et auront l’influence nécessaire pour amener à résipiscence les frustrateurs haineux et autres méchants qui ont eu l’outrecuidance de lui manquer de respect. Une sorte de fils à Maman qui sait qu’il ne faut pas le contrarier et qui n’a pas l’habitude de faire jeu égal avec ses contradicteurs.

Que pensez-vous du silence des médias institutionnels face à cette agression à l’encontre de journalistes par un autre journaliste?

Les médias n’osent même pas imaginer montrer une trace du comportement de sale gosse gâté et intouchable d’un fils de l’avant-garde élitiste auto-proclamée de la république. Dans le Système, nous le savons depuis longtemps, il n’y a pas de réelle égalité de traitement, ce qui est un comble dans un système démocratique, égalitaire, démocratique et républicain.

Les condamnations judiciaires d’Alain Soral en faveur de Frédéric Haziza sont par contre relayées de manière complaisante dans la presse. Pensez-vous qu’Alain Soral subirait une telle persécution judiciaire en Suisse?

La presse se comporte aujourd’hui comme un chien de garde qui aboie contre les critiques du Système qui sont diabolisés, criminalisés et stigmatisés sur le plan psychologique. Je doute fort qu’Alain Soral bénéficierait en Suisse d’un régime de faveur par rapport à celui qui prévaut dans la démocrature de l’Union Européenne.

Concernant la crise migratoire, pensez-vous que la fermeture de la route des Balkans soit de bonne augure?

La fermeture de la route des Balkans est une réponse logique à l’appel d’air vis-à-vis de l’accueil sans limite de « réfugiés » claironné par la championne de la repentance et de la haine de soi qu’est devenue l’ex-allemande et chancelière Merkel. Mais il ne faut pas céder à l’euphorie : l’objectif final de la médiatisation et de la dramatisation de l’accueil de migrants économiques utilisés comme chantage et racket économique par la Turquie, est plutôt de faire disparaître les dernières soupapes de sécurité du contrôle des frontières est de faire avancer la dictature centralisatrice et redistributrice de migrants de l’Union Européenne. Rappelons-nous toujours que pour ces gens là, la crise n’est pas un problème mais c’est la solution pour faire avancer le chaos mondialiste chapeauté par une oligarchie.

On pourrait même se demander si l’on n’assiste pas dorénavant à une « Uberisation » de la politique migratoire qui est sous-traitée au bénéfice d’intermédiaires privés comme les réseaux mafieux, l’économie parallèle qui se permet ainsi de leur relocaliser certaines entreprises de prêt-à-porter, les fabricants chinois de bateaux pneumatiques de mauvaise qualité qui inondent le marché, la création de nouveaux emplois d’assistance et d’encadrement, mal payés, des migrants, les applications iPhone qui permettent de contourner les obstacles à leur libre circulation. Dans ce magnifique système où les migrants payent fort cher un voyage dramatisé et risqué, le contribuable du pays d’accueil est responsable de trouver l’hôtel et de payer les frais. Après l’usage des abris antiaériens comme lieu d’accueil, des hôpitaux, casernes ou hôtels réutilisés, à quand l’expropriation, l’imposition de quotas par ménage ou l’imposition de constructions dérogeant à la règle de la densification ?

Le célèbre psychanalyste Hans-Joachim Maaz a affirmé qu’Angela Merkel serait au bord de la dépression nerveuse. Elle souffrirait d’un excès de narcissisme et de perte de contact avec la réalité, sa politique sur la question des migrants serait irrationnelle. Qu’en pensez-vous?

La chancelière Merkel est l’illustration caricaturale de la haine de soi allemande imposée par les puissances occupantes et l’Union européenne. Il est interdit psychologiquement aux Allemands de défendre leurs intérêts, leur culture, leur souveraineté et n’ont le droit que de réussir dans le domaine de l’économie, à la condition de devoir absorber massivement et obligatoirement des migrants économiques. Il est à noter que l’Allemagne a pu affronter avec succès les conséquences de la réunification est aussi l’accueil de nombreux citoyens allemands d’origine qui vivait dans les pays de l’Est et l’Union soviétique. Récupérer sa souveraineté dans la migration, oser défendre les intérêts de ses citoyens précarisés et une nécessité politique impérative qui passe vraisemblablement par l’effacement de l’union européenne actuelle et la construction d’une autre Europe souveraine et fédéraliste, peut-être sur le modèle de la Confédération Helvétique.

Pourtant, en elle-même, les contradictions du besoin d’être gentille et accueillante, même au prix de sa propre disparition, mise sous tension par la haine de soi obligatoire et l’effacement souhaité de l’Histoire allemande et de sa culture, prisonnière du masque de l’obligation d’être gentille par repentance, elle est obligée de perdre contact avec la réalité du refus de sa politique par une part croissante la population allemande. Elle devrait être au bord du burnout. Espérons que les forces politiques alternatives allemandes tireront nettement le frein à main lors des élections de dimanche.

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