Modeste proposition pour empêcher les étrangers d’être à la charge de leur pays d’accueil

photo : lesobservateurs.chphoto : lesobservateurs.ch

Cette formule inspirée de J. Swift ne servira pas à dénoncer un cannibalisme entre étrangers à la solde des autochtones, mais l’inverse. Elle ne suggérera pas de proposition fantasque pour faire réfléchir à un état d’esprit absurde, mais, par le biais d’une idée recyclée qu’on n’ose plus énoncer, elle aura pour but de faire songer à la nature des problèmes et aux façons effectives de les résoudre.

 

La circulation routière est un domaine qui manque cruellement de vision, qui illustre à la fois l’anarchie individualiste, produit du multiculturalisme global, et la surcharge localisée d’activité, non sans lien avec la densité excessive dans tout ou partie du territoire. On s’en plaint, on tente d’acheminer les gens vers les transports publics, mais toujours sous l’égide de la liberté: plutôt que d’interdire la voiture, on laisse son usage devenir infernal. A la rigueur, si l’on voulait vraiment identifier une vision, on la trouverait chez certains technocrates éco-futuristes: l’idéalisme des convois de travailleurs dans un monde meilleur, sans voiture, utopie qu’on ne fera accepter que par la force des choses, en ayant bien pris le soin d’empêcher les réactions saines d’aboutir.

 

En effet, il ne faut pas un génie pour s’apercevoir que, dans le ratio excessif de personnes par kilomètre carré, il y a nombre d’étrangers – et un certain nombre de Suisses de fraîche date – , raison pour laquelle la population augmente, alors que, selon le taux de natalité, elle devrait diminuer. Eh bien imaginons un instant une option directe – toute solution évidente et radicale a pour défaut de faire jaser la bien-pensance, mais n’est pas malsaine pour autant – : pourquoi ne pas interdire aux étrangers de posséder une voiture? Pourquoi, à la rigueur, ne pas instaurer des plaques spéciales pour eux, ne leur donnant pas accès, en voiture, aux zones problématiques. Pourquoi ne pas étendre cela aux plaques étrangères, sauf autorisation spéciale, surtout à l’heure où l’essentiel des effectifs de police sillonne les routes?

 

Lorsqu’on voit, par exemple, que pour dissimuler la saleté, les transports en commun emploient un camouflage savant (http://onlazappe.com/zap/video-choc-transport-sieges-crado.html), on comprend que l’acceptation du pire est quelque chose de plus ou moins piloté. Cela devient d’autant plus évident lorsqu’on se rend compte que notre proposition serait immédiatement décriée et qualifiée “d’inacceptable”. Pour être plus juste et amical envers ses voisins, le critère pourrait même être ethnique, parmi les titulaires d’un permis de séjour. Cela fait bien de rappeler que les Européens sont nos frères lorsqu’il s’agit de faire accepter l’immigration comme un package, mais dans le cas présent, on parlerait carrément d’Apartheid (terme d’ailleurs largement détourné de sa vraie nature et qu’on oublie savamment de mettre en parallèle avec le Chaos provoqué par l’abolition de cette notion).

 

Pourtant, la loi d’exception, le privilège de l’autochtone, c’est quelque chose de parfaitement naturel. On n’entre pas, en tant qu’invité, dans une maison pour en disposer librement. Bien plus que comme un simple poids économique (sur le marché de l’emploi et du logement), le Suisse subit l’étranger à tous les niveaux: il s’entasse dans l’insalubrité pour supporter ce bienfait prétendu que serait l’immigration et se retrouve comme dans une demeure autrefois investie par les bolchéviques (où l’hôte se retrouve soudain dans la chambre d’ami).

 

C’est donc une notion bien simple, liée à l’homme et à son organisation clanique naturelle, qu’on nous fait ainsi oublier, au nom de l’égalité sur une terre qui, pourtant, est censée avoir une spécificité, une nuance. On réduit celle-ci, cette différence qui est nôtre, à une simple notion administrative et l’on cherche même à l’effacer complètement. Un des chemins de sortie, pour dissuader les migrants de venir (ou de rester) et pour rappeler le bon ordre des choses – le chez soi et la notion d’accueil, le fait que l’on finit toujours par rentrer à la maison – , c’est de redécouvrir le privilège du citoyen, tel qu’il était au commencement, à Rome.

Thomas Mazzone, le 13 juin 2015

 

Be the first to comment on "Modeste proposition pour empêcher les étrangers d’être à la charge de leur pays d’accueil"

Leave a comment

Your email address will not be published.


*